
PREMIÈRE ÉTAPE
: Nous avons admis que nous étions impuissants devant la cocaïne
et toutes les autres substances qui altèrent le comportement -
que nous avions perdu la maîtrise de nos vies.
Qu'entend-on
précisément par « et toutes les autres substances qui
altèrent le comportement »? J'ai choisi de venir chez
les Cocaïnomanes anonymes parce que j'avais un problème de cocaïne.
Ceux
d'entre
nous
qui
sont
membres
des
Cocaïnomanes
anonymes
depuis
quelque
temps
entendent
souvent
cette
phrase
chez
les
nouveaux.
Si
vous
continuez
votre
lecture,
nous
vous
dirons
comment
nous
avons
appris
que
notre
véritable
problème
ne
se
limitait
pas à la
cocaïne
ou à une
drogue
en
particulier
;
nous
souffrons
de
la
maladie
de
la
dépendance.
Il
y
en
a
parmi
nous
qui
n'ont
jamais
consommé de
cocaïne.
Ils
se
sont
retrouvés
en
difficulté à cause
d'autres
drogues.
Ou
encore,
c'est
un
mélange
de
cocaïne,
d'alcool,
de
marijuana,
ou
d'héroïne
qui
a
gâché notre
vie.
Le
Mouvement
considère
que
la
Première Étape
des
Cocaïnomanes
anonymes
est
globale
parce
que
nous
accueillons
tous
les
toxicomanes
qui
désirent
arrêter
de
consommer.
Quand
nous
consommions,
nous
voyagions
sur
les
montagnes
russes
de
la
drogue.
Il
y
avait
les
drogues
qui
nous
calmaient,
celles
qui
nous
stimulaient
et
d'autres
qui
nous
procuraient
une
douce
ivresse.
En
cours
de
rétablissement,
nous
avons
découvert,
souvent à nos
dépens
par
une
rechute,
que
nous
ne
pouvions
contrôler
notre
consommation
d'aucune
substance
qui
altère
le
comportement.
Tant
que
notre
corps
n'était
pas
libéré de
toute
trace
de
drogue,
l'obsession
de
consommer était
là.
Inévitablement,
nous
retournions à notre
drogue
de
choix
ou à un
vieux
mélange
chimique
que
nous
aimions
bien.
Peu
importe
la
drogue,
le
problème
de
ne
pouvoir
nous
arrêter
revenait
de
plus
belle,
souvent
encore
plus
fort.
Voici
un exemple : imaginez que vous venez tout juste de terminer
votre réserve de cocaïne et que vous ne pouvez plus vous en
procurer. Quelle drogue consommeriez-vous à la place ? L'alcool
? Les amphétamines ? L'héroïne ? Nous pourrions étirer cette
liste jusqu'à demain. Votre choix d'un substitut pour la cocaïne
n'a aucune importance. La vérité est que vous seriez de nouveau
incapable d'arrêter de consommer et que vous vous inquiéteriez
de manquer de votre drogue de remplacement.
L'ALCOOL
L'alcool
est une substance chimique liquide qui altère le comportement.
Bien des gens ne comprennent pas qu'il puisse créer une dépendance
tout autant que la cocaïne, la marijuana, les analgésiques
ou les calmants. Un verre ne suffit pas, pas plus qu'une dose,
une injection, une pilule ou une ligne. Nous sommes passés
maîtres dans l'art de combiner et de substituer un produit à un
autre pour obtenir l'effet désiré. Plusieurs d'entre nous n'ont
jamais pensé que l'alcool pouvait faire partie de notre problème.
Il reste que si on élimine la drogue de choix et qu'on la remplace
par une autre, celle-ci devient éventuellement elle aussi un
problème.
LES
ANALGÉSIQUES
Notre
corps et notre cerveau ne font pas la différence entre les
drogues que nous prenons pour soulager la douleur et celles
que nous prenons par plaisir. Il serait sage d'informer vos
médecins, de votre dentiste à votre orthopédiste, de votre
psychiatre à votre médecin de famille, que vous êtes un toxicomane
en rétablissement! Ils le savent peut-être déjà, particulièrement
si vous avez fait une consommation abusive de médicaments sur
ordonnance. Nous vous suggérons d'informer votre médecin traitant
parce qu'il devrait en tenir compte avant de vous prescrire
des médicaments qui pourraient menacer votre rétablissement.
Il
arrive, en cas de douleur physique, que le recours à des analgésiques
soit nécessaire. Ne restez pas seul avec votre pire ennemi.
Nous sommes des gens qui aiment - beaucoup - les drogues !
La drogue vous fera signe et, avant de vous en rendre compte
vous sentirez qu'il vous en faut plus souvent que la dose prescrite.
D'autres toxicomanes en rétablissement avec qui parler, un
médecin traitant bien informé et quelqu'un d'autre que vous
pour administrer le médicament approprié sont autant de moyens
de prévenir l'abus.
LES
TRANQUILLISANTS, LES ANTIDÉPRESSEURS ET LES AUTRES MÉDICAMENTS
SUR ORDONNANCE
En
devenant abstinents, nous commençons à ressentir des émotions
que nous avions refoulées tout au fond de nous-mêmes. Il arrive
que ces émotions remontent toutes en même temps. Si vous devez
alors prendre des calmants, des antidépresseurs ou d'autres
médicaments sur ordonnance, il serait sage de suivre les conseils
d'un médecin qui sait que vous êtes un toxicomane en rétablissement.
L'interruption
subite de ces traitements peut être dangereuse ou même fatale
si elle n'est pas faite sur les conseils d'un médecin bien
informé.
LES
MÉDICAMENTS VENDUS SANS ORDONNANCE ET AUTRES MÉDICAMENTS
EN VENTE LIBRE
Les
médicaments vendus sans ordonnance et les médicaments en vente
libre, tels les sirops contre la toux qui contiennent de l'alcool
et/ou de la codéine, les pilules amaigrissantes qui agissent
comme des amphétamines, les antihistaminiques qui causent la
somnolence et dont on peut abuser pour dormir, peuvent causer
autant de dépendance que les drogues de rue. Nous vous suggérons
de lire les étiquettes. Il y a beaucoup d'autres produits sur
le marché qui contiennent des substances qui altèrent le comportement
et qui peuvent être dangereux pour un toxicomane susceptible
d'abuser de n'importe quoi.
En
résumé, nous vous suggérons de parler à votre médecin ou à votre
pharmacien si vous ne trouvez pas de réponses à vos questions.
Soyez honnête avec votre parrain/marraine et dites-lui quels
médicaments vous prenez ou qui vous ont été prescrits. Des
toxicomanes non informés sont des dangers pour eux-mêmes.
Lorsque
vous sentirez que vous n'avez plus besoin de drogues pour vous
stimuler, vous calmer, ou simplement vous maintenir, vous vivrez
une des nombreuses joies et libertés du rétablissement. Vous
aurez cessé de consommer et commencé à vivre.
Publication
approuvée par la Conférence des Services Mondiaux des Cocaïnomanes
anonymes. Copyright © 2003 Cocaine Anonymous World Services,
Inc. Tous droits réservés.